Apr 5 2010

Cigarettes.

The many become the few.
The law of the fist only prevail where It is allowed to.
The inner God takes over so the bourbon is downed.
The last drops are spilled and the ashtray is tossed down the sewers.
Shoes are laced tighter than ever.
Pride is dugged up its unbrekable mausoleum.
Love and Brothership are the poor man’s bricks and cement once again.

Because when it all comes down to a kick in the head, the living rise and are acknowledge.


Mar 27 2010

Morte Macabre – Symphonic Holocaust

Une meute de suédois nourri au post-rock et au ciné horrifique des années 70 pondent un concept-album gravitant autour des thèmes les plus légendaires du ciné craspec de l’époque. Reprises de titres phares (Rosemary’s Baby, Cannibal Holocaust), relectures d’ambiance et variations autour du ressenti des musiciens vis-à-vis des films.

C’est spleenant, sale et terriblement bien foutu.

DL


Mar 20 2010

Keep the Devil way down in the hole

La musique, je la connais que trop bien. Des blindes de privilèges, des sourires et des compliments dans tous les sens, de l’intégration dès potron-minet et pourtant, je me sens toujours poisseux passé 17 heures. 

 

Ma boîte, c’est une machine extrêmement sexy pour peu que tu sois collectionneur. Une sorte de cyborg geisha qui va t’offrir une montagne de DVD et de CD si tu la baise correctement. Et je la baise comme un dieu depuis plus d’un an, les films s’empilent et tout ce bordel avait une fâcheuse tendance a m’engourdir jusqu’a l’os. “Abandonne tes projets, repousse tes velléités et je te pompe jusqu’a la moëlle” 

Les community managers de 23 ans ont déja vendu leurs culs et leurs âmes pour espérer avoir leurs têtes dans le prochain cyber-article trend de Libé, de mon côté je suis donc plutôt soulagé d’avoir un taf pourri et méprisé. La mort cérébrale auto-infligée pendant 35h/semaine est un sport peu pratiqué et foutrement mal vu. 

Parfait mes amis, parfait.


Mar 12 2010

Black Room #10

La première saison de Black Room s’achève ce soir. On conclut cette première série de 10 épisodes en grandes pompes avec SF, Western, vampires, bain de sang et Mlle Lucille en stagiaire honorifique. On se retrouve en Mai, en attendant, mangez de la viande.

Au programme cette semaine :
Firefly de Joss Whedon
Serenity de Joss Whedon
Daybreakers des Spierig Brothers


Mar 12 2010

One is silent celebration. Two is a burial.

Presque deux ans de bad karma et la vapeur semble manifestement partir en vacances et me laisse voir plus loin que le coin de la rue. Autour de moi, tout le monde meurt mais les sionistes ont manifestement pris les choses en main quelque chose de sévère, ça refoule le sectarisme et le fanatisme religieux, je recule de trois pas.

De l’autre côté de la mer morte et de ma famille, tout va mieux, merci de demander. On rafistole le vieux mur de briques au beurre salé, et à force de tequilas sèches quasi-quotidiennes, en quatre mois j’ai fini par avaler la pilule. On raye à la craie, passons à demain, je suis vachement moins crevé que d’ordinaire, d’un coup. Miracle et Saint Boba Fett.

Mes 18 ans me sont revenus dans la tronche l’autre soir au Bus Paladium avec un gros monolithe d’EBM direct dans les dents, et je jette un oeil régulier à ce cool truc que j’ai layouté avec les moyens du bord.

Je scrute ma pile de jeux Xbox, observant s’il y en a un dans le tas qui se doute qu’ils vont quasi-tous être remplacés par du gros neuf sous blister. Toy Story style, bitch. Tiens, je vais peut-être même me permettre ce nouveau PC et remplacer ma bobox défectueuse. Je vais peut-être finalement abattre le mur de mon deux pièces et en faire un putain de LOFT. Pleure, lecteur.

Je vais avoir beaucoup moins de temps, pas pour Black Room, rassure toi lecteur, mais pour le futile et l’expendable : les quelques douchebags qui pataugent dans une flaque au fond de mon répertoire et que mon trop-plein de disponibilité ces derniers temps m’a poussé a fréquenter.

Je vais peut-être enfin me tirer en Arizona tant qu’on y est. Donc ce soir je célèbre avec mon meilleur pote : mon miroir.

Tu l’auras compris lecteur…
job


Feb 27 2010

Black Room #9

On compense le retard cette semaine avec les deux choses que vous aimez le plus : zombies et films pourris. Ce soir, Black Room tape tellement dur qu’on nous entend jusqu’au Lichtenstein.

Au programme cette semaine : 

Amer de Hélène Cattet et Bruno Forzani
La Horde de Yannick Dahan et Benjamin Rocher
Train de Gideon Raff



Feb 22 2010

Amer : Suicides de projectionnistes à l’horizon.

“FAIRE DU GIALLO, CA NE VEUT PAS DIRE FAIRE N’IMPORTE QUOI AVEC PLEIN DE COULEURS ET LE SON A FOND” (moi)

J’étais pas encore allé à l’Absurde Séance pour la simple et bonne raison que ceux qui me rebattaient les oreilles avec cet auto-proclamé “évenement hebdo de la culture horrifique française” appartenaient à la caste la plus boueuse des bisseux parisiens. Comprenez crétins, tendancieux, parlant sans savoir et huant un film pour peu qu’il n’y ait pas de zombie dedans. Ils puent en plus.
Ceci dit, le web entier, y compris le très respectable site Twitch s’astiquant depuis des mois sur le film “Amer” d’Hélène Cattet et Bruno Forsani, je me devais de faire acte de présence, écrire un sujet, tout ça.

Mon complexe de supériorité péta également over 9000 lorsque j’appris que le film se fit huer à Gerardmer. Chichichic, un film intellectuel, je vais pouvoir en parler avec des grands mots que personne ne comprendra et encore moins la caste bisseuse susnomée. La soirée démarre gentiment. Bière à l’oeil, ça papote, la populace est quand même UBER-bobo, on fera avec, au moins il fermeront leurs gueules pendant le film.
Et lorsque l’équipe du cinéma commence à expliquer pendant trois plombes aux badauds médusés ce qu’est le giallo, le niveau du “rendez vous des connaisseurs de genre” me fait doucement pouffer.
Non sérieusement, Argento? Bava? Fulci? Quelqu’un? Non? Ok.

Les réals déblatèrent sur leurs intentions de ressuciter un genre, je commence gentiment à m’en foutre et ne me trouve sorti de ma torpeur qu’au moment ou les actrices sont invitées à placer quelques mots…
PUTAIN LE FOU RIRE. Les donzelles, ne s’en trouvant pas moins girondes, enchaînent les gloussements et les répliques du style

-Ah oui travailler sur un film c’est très très dur
-On se levait le matin et on prenait le petit dèj avant de tourner
-Je pense que le film va plaire aux gens

Je garantis pas l’exactitude des citations mais vous voyez le tableau. Il est donc fucking 1H du matin quand le film commence, c’est fucking pas dommage, et je fucking m’endors un peu quand même.

Ce plan dure 2 minutes. Je vous mens pas

Le truc s’entame dans une maison, sombre, plein de couleur partout lorsqu’une gamine vagabonde et voit pleins de trucs macabres. Le son est tourné à pleins tubes, chaque élément du film est amplifié à t’en faire péter un tympan, c’est à la limite de l’intolérable, mais ne désserrez pas des fesses, c’est comme ça pendant 1h30.
Déja cette impression désagréable me prend à la gorge à en déglutir toutes les 5 secondes : ce sentiment que le film est fait pour que tu n’y comprennes rien et à plus forte raison que tu te sentes totalement con à la sortie de la séance pour ensuite t’empresser d’aller lui coller une bonne note sur Imdb et raconter partout que c’est un chef-d’oeuvre arty pour éviter de passer pour un abruti congénital. C’est pénible, prétentieux et on est pas encore à 15 minutes du film. Ca va être long.

Tout le bordel est muet et en gros plans. Action-shots sur les bouches, les yeux, les pieds, les mains, une vraie pub Neutrogena. S’en suit 5 minutes de tension sexuelle hallucinante entre une… nana (on ne sait jamais qui est qui) et un vieux rocker sur le tard qui enfile ses gants de motard pendant 5 minutes. Bruit du cuir à pleins tubes, goutte de sueur qui dégouline, soleil qui tape, dans 30 secondes, il la prend sur le capot de sa bagnole. Raté. C’est un taxi. 5 minutes qu’ils se font l’amour avec les yeux et c’est un taxi. Le facepalm-o-mètre s’emballe et je crois même avoir gueulé un gros “QUOI?”

Sans transition, sans explication, bref sans AUCUNE ligne narrative ou diégétique, on arrive dans une maison qui semble être à flanc des calanques de Marseille, dans laquelle notre héroïne va regarder par des trous de serrure, passer la main sous du papier peint et regarder par la fenêtre pendant 20 minutes. Partir du ciné en courant commence à relever de l’instinct de survie. Plus tard, un meurtre me tire de mon sommeil, la scène entière est pompée sur Profondo Rosso.

Fondu au noir, je prie un peu, générique, merci mon Dieu.

Vous n’avez rien compris à cette review, il n’y a rien à comprendre. Amer est un foutage de gueule démesuré, torché par un couple qui pense que le giallo c’est juste mettre plein de couleurs et du son à fond et miser toute l’intégrité de son film sur l’évocation et le sous-texte : les fameux éléments qui font que si tu n’as rien compris, ta mère est probablement ta soeur et tu n’as rien à foutre dans une séance respectable d’ââââârt et essai.

Evitez d’être pris pour des cons, fuyez Amer à sa sortie


Feb 14 2010

Been a long time since my last fist-fight.

Pourtant c’est vrai que la violence s’empile dans ma bibliothèque. Brutal (My Life In Whitey Bulgar Irish Mob) de Kevin Weeks, Fight! de Eugene Robinson, Homicide de David Simon.
Peut être aussi que ma vie gravite peut être un peu trop autour de The Wire depuis plusieurs semaines. Mais fuck you, world, faut bien que quelqu’un compense pour vos abrutissements mous de la couille à la Lost ou Big Bang Theory.

Les Fight Lolz Nights (comprendre : UFC, KFC et fuckload de Heineken) deviennent une habitude régulière avec mon poto Zarma (un grand black ripped et sexy) avec qui je partage un trop-plein de virilité à évacuer dans un tourbillon de dégueulasserie masculine : ces soirées légendaires ne sont déclarées terminées que lorsqu’un des deux se noie la tête dans la cuvette (sauf quand il y a Messe le lendemain : couvre feu 6:30 AM)

Je tente cependant de renouer avec mon côté féminin bien enfoui fautcherchersouslesgrossespierres en souffrant devant les dramas japonais de Babymelaw (mettez vous plutôt à l’héroïne, c’est moins dangereux et moins laid) et envisage sérieusement de déclencher 3 bagarres de bar en une nuit histoire de lolzer. Y’a longtemps que j’ai pas réellement lolzer


Feb 11 2010

Snow from Krypton

Ouais, je me rends compte que ces histoires de ligne éditoriale c’était peut être pas le moment en fait. Pas l’esprit, pas l’envie. Ca doit être la neige, ou le putain de store vénitien toujours fermé qui sera jamais réparé mais j’ai la vague impression que mon appart tout entier est fabriqué en kryptonite pure, therefore, la motivation, on repassera.

L’audience de Black Room est toujours au delà des 9000, on parle en power level, j’aimerai bien qu’ils soient 9000 néanmoins me péter le derche chaque semaine pendant des heures sur Final Cut, je me demande si ça ne serait rentable qu’avec quelques centaines de spectateurs en plus. Y’a donc des chances que je prenne une petite pause histoire d’imprimer des flyers, des affiches and so on…

Et tant qu’on est dans les trucs désagréables, être lié par contrat à Babymelaw pour regarder Firefly, ça m’angoisse, ça m’oppresse, je veux voir la suite.
Pour le reste, il y a The Wire, Local de Brian Wood, Batman The Long Halloween de Tim Sale et du kawa radioactif au litron.

Je vais peut être me remettre à l’écrire ce putain de bouquin.


Feb 11 2010

Black Room #8 : Spécial Uwe Boll

Sortez knackis, chopes et gros flingues : cette semaine, Black Room fait la part belle au cauchemar des critiques et des geeks en tous genres : le corrosif réalisateur Uwe Boll, et on compte bien vous faire changer d’avis sur le talent du bonhomme. (De toute façon c’est ça, ou un crochet direct dans la gueule par le susnommé)